Changer de logiciel depuis EBP Bâtiment : ce qui s'exporte
Le sujet arrive souvent avec celui de Batigest, et les deux situations n'ont rien à voir : ici, aucune contrainte de calendrier ne pousse au départ.
Le sujet arrive souvent dans le même mouvement que celui de Batigest, et les deux situations n’ont rien à voir. Aucune fin de vie de la gamme Bâtiment d’EBP n’est annoncée publiquement, et l’éditeur continue de publier des versions. Une entreprise qui envisage de bouger le fait donc par choix, pas sous contrainte de calendrier.
Que peut-on exporter d’EBP Bâtiment ?
La fiche produit publique détaille ses capacités d’échange, ce qui est un bon signal de réversibilité (ebp.com) :
- « Import/export au format CSV (clients, éléments, etc.) »
- « Import/export paramétrables (clients, éléments, documents de ventes, etc.) »
- « Export des documents (devis, factures, avoirs, etc.) en PDF, Word®, Excel® »
- « Export des listes (clients, éléments, etc.) au format XML, TXT, Excel®, HTML »
- « Export du Fichier des Écritures Comptables (FEC) et des pièces jointes (PDF) »
- « Export des factures au format de facture électronique Factur-X »
Ces six lignes couvrent l’essentiel d’une sortie propre. Le CSV et le XML se relisent partout, le fichier d’écritures est normalisé, et le Factur-X est l’un des formats attendus par la réforme.
Ce que ces exports ne disent pas
Les listes s’exportent bien. La question qui décide d’une migration est ailleurs : la composition des ouvrages survit-elle au passage ?
Un export d’éléments en CSV produit une ligne par élément. Un ouvrage composé de fournitures et de temps de main-d’œuvre est, lui, une structure. Selon le paramétrage de l’export et la façon dont l’outil d’arrivée le relit, cette structure ressort complète, aplatie, ou en deux fichiers à recoller. C’est le premier point à tester, sur vos ouvrages les plus imbriqués, avant toute décision.
Trois autres points méritent un test explicite.
Les documents de vente en cours, devis non répondus et situations ouvertes, dont les cumuls conditionnent la suite. Le traitement est le même que pour toute migration en cours de chantier : voir changer de logiciel avec des chantiers en cours.
Les arrondis, qui diffèrent d’un moteur de calcul à l’autre et produisent des écarts de centimes sur les devis repris. À constater sur un échantillon, pas sur un devis déjà envoyé.
Les modèles de documents personnalisés, qui se refont dans l’outil d’arrivée et se budgètent en temps.
Ce qui n’est pas public
Deux informations souvent demandées ne sont pas publiées, et personne ne devrait les deviner à votre place.
Le calendrier de fin de support par version. L’éditeur publie les nouveautés et corrections de ses versions, mais aucun calendrier public de fin de maintenance par millésime de la gamme Bâtiment n’a été trouvé. Un cas de fin de commercialisation existe pourtant dans le catalogue sur une autre gamme, ce qui montre que ces décisions sont prises produit par produit. La réponse applicable à votre version se demande à votre revendeur.
Le détail exact des champs exportables selon votre gamme, votre version et vos options. Les libellés cités plus haut décrivent la gamme, pas votre installation.
La bonne raison de partir, et la mauvaise
La mauvaise : une urgence de calendrier qui n’existe pas. Personne ne vous coupe l’accès.
La bonne : l’outil ne correspond plus à ce qu’est devenue l’entreprise, ou il vous laisse à découvert sur une échéance qui, elle, est réelle. La grille est dans comment choisir son logiciel de gestion, et ce que la réforme exige d’un outil figé dans rester sur un logiciel non mis à jour.
La méthode de reprise, indépendante de l’éditeur quitté, est détaillée dans migrer sans perdre ses données.
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