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Sortir ses données de Batigest : ce qui s'exporte, ce qui se perd

Personne ne devrait signer chez un nouvel éditeur avant de savoir ce qui sortira de l'ancien. L'inventaire d'abord, la destination ensuite.

Personne ne devrait signer chez un nouvel éditeur avant de savoir ce qui sortira de l’ancien. La question se pose dans cet ordre, jamais dans l’autre : l’inventaire de ce qu’on peut emporter, puis le choix de la destination. Un outil séduisant qui ne sait pas relire vos ouvrages vous fera retaper dix ans de bibliothèque.

Où Batigest stocke-t-il ses données ?

La génération i7 stocke ses données dans une base de type Access, posée sur le poste ou sur un partage réseau. La génération suivante repose sur SQL Server : le changement de socle est d’ailleurs l’une des raisons de la bascule, l’éditeur ayant développé un outil de reprise pour l’accompagner (sage.com).

Cette distinction compte pour une raison concrète. Sur une base de type Access, la matière première d’une migration est la copie des fichiers de données eux-mêmes, pas une suite d’exports écran par écran. Sur SQL Server, c’est la sauvegarde de base. Dans les deux cas, un prestataire sérieux vous demandera ce fichier, et non trente tableurs produits à la main.

Premier réflexe, avant toute discussion commerciale : faites une copie complète de votre dossier de données, datée, sur un support que vous gardez. Elle ne coûte rien et elle vous appartient.

Quelles données de Batigest se récupèrent bien ?

Les outils de reprise du marché convergent sur un socle stable. Un revendeur qui documente publiquement son import depuis Batigest liste les fiches clients avec leurs champs complémentaires, les fiches fournisseurs, la bibliothèque d’articles, les structures d’ouvrages, et les devis, soit sur toute la base soit à partir d’une date choisie (monpartenaire-codial.fr).

Ce socle couvre l’essentiel du patrimoine d’une entreprise du bâtiment : les tiers avec leurs coordonnées et conditions, les articles qui sont la matière du chiffrage, les ouvrages qui font qu’un devis se monte en minutes, et les devis avec leur découpage en postes.

Les trois dégradations documentées

La profondeur des ouvrages. L’import documenté par ce revendeur limite les structures à deux niveaux au maximum, avec perte d’information au-delà. Traduction : un ouvrage composé de sous-ouvrages, eux-mêmes composés d’articles, ressort aplati. Vous récupérez un prix, vous perdez la recette. Si votre bibliothèque est profonde, testez ce point avant tout le reste, sur vos ouvrages les plus complexes.

Les arrondis. Les politiques de calcul diffèrent d’un logiciel à l’autre, ligne par ligne ou sur le total, ce qui produit des écarts sur les devis repris. Le même document le signale. Ces écarts se comptent en centimes, ils sont normaux, et ils doivent être constatés sur un échantillon avant la bascule plutôt que découverts sur un devis déjà envoyé.

L’encodage des caractères. Les bases anciennes n’utilisent pas toujours le même jeu de caractères que les outils actuels. Les accents des désignations d’ouvrages en font les frais si personne ne s’en occupe, sur des milliers de lignes.

Qu’est-ce qu’aucun export ne récupère ?

Les modèles d’impression. Un devis retravaillé pendant des années pour porter votre mise en page et vos conditions est un objet propre à l’outil qui l’a produit. Même à l’intérieur de la famille Batigest, la reprise des modèles connaît des exceptions selon les modules. Vers un outil tiers, prévoyez de les refaire, et budgétez ce temps.

Les paramétrages. Numérotation, souches de documents, comptes comptables affectés aux articles, taux de TVA par défaut, conditions de règlement : ce sont des réglages, pas des données. Ils se re-saisissent une fois à la main, et c’est plus rapide que d’automatiser leur reprise.

Les pièces jointes et les photos. Selon la façon dont elles ont été rattachées aux affaires, elles vivent parfois dans des dossiers du disque plutôt que dans la base. Une migration qui ne relit que la base les laisse sur place. Demandez explicitement où elles sont stockées.

La question à poser au nouvel éditeur

Elle tient en une ligne : « à partir de quoi travaillez-vous ? ». Trois réponses possibles, par qualité décroissante.

La base elle-même, copie de dossier ou sauvegarde SQL. C’est la meilleure : rien n’est perdu en route, et le prestataire voit la structure réelle plutôt qu’une projection.

Des exports structurés produits par l’outil, un fichier par entité. Acceptable, à condition de vérifier que les liens entre entités sont conservés.

Des tableurs saisis à la main. À ce stade, vous ne migrez plus, vous ressaisissez. Le résultat sera à la hauteur de l’effort, et l’effort sera considérable.

La conduite du projet, l’ordre de reprise et la recette sont traités dans migrer depuis Batigest sans perdre ses données. Le calendrier de fin de vie est dans Batigest i7 s’arrête.

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