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Acomptes et avoirs en facturation électronique : ce qui devient contrôlé

Ce qui relevait de la bonne pratique devient un contrôle automatique. Les entreprises rigoureuses ne changeront rien, les autres le découvriront au premier rejet.

Un acompte et un avoir ne sont pas des factures ordinaires, et la facturation électronique le formalise. Chaque type de document porte son propre code, et les liens entre eux deviennent des données vérifiées avant transmission.

Ce qui relevait de la rigueur comptable devient donc un contrôle automatique. Les entreprises qui numérotaient proprement et référençaient leurs documents ne changeront rien ; les autres le découvriront au premier rejet.

Quel code pour une facture d’acompte ou un avoir ?

La réforme s’appuie sur une liste fermée de types de documents. Une facture commerciale ordinaire, un acompte, un avoir, une facture rectificative : chacun porte un code distinct, et tout type hors de cette liste est refusé.

Deux conséquences pratiques. D’abord, votre logiciel doit savoir quel type il émet, ce qui suppose que la distinction existe dans votre paramétrage plutôt que dans votre tête. Ensuite, un « avoir » émis comme une facture ordinaire à montant négatif ne passera pas : le montant négatif ne suffit pas à faire un avoir.

Comment la facture de solde reprend-elle l’acompte ?

C’est le point qui coûte le plus cher quand on l’ignore.

Une facture de solde, ou la situation qui suit un acompte, doit référencer explicitement cet acompte dans le champ prévu. Sans ce lien, deux choses arrivent : la facture peut être rejetée avant d’arriver, et si elle passe, elle crée un doublon dans la comptabilité de votre client, qui vous rappellera pour comprendre pendant que le solde reste impayé.

C’est l’erreur la plus banale en migration, et elle se voit tout de suite en test. La mécanique commerciale de l’acompte, elle, ne change pas : voir la facture d’acompte.

Comment corriger une facture électronique déjà émise ?

Une facture émise entre dans le circuit, portant un statut et une trace. On ne la modifie pas, on la neutralise avec un avoir qui référence la facture d’origine.

L’avoir doit donc porter trois choses : son type, son propre numéro dans la séquence continue, et la référence de la facture qu’il corrige. Un avoir sans référence valide est rejeté.

Cette exigence rejoint ce que la comptabilité demandait déjà : voir faire un avoir. La règle reste la même, mais une machine la vérifie avant que le client ne voie le document.

Les cas particuliers qui existent

La liste des types couvre aussi des situations moins fréquentes, et il vaut mieux savoir qu’elles sont prévues plutôt que d’improviser.

L’auto-facturation, quand le client émet la facture à la place du fournisseur, avec l’accord de celui-ci.

La facture rectificative, distincte de l’avoir : elle remplace une facture erronée plutôt que d’en annuler les effets.

L’affacturage, quand la créance est cédée à un tiers, ce qui change le destinataire du paiement sans changer celui de la facture.

Si l’un de ces cas est votre quotidien, posez la question à votre éditeur avant votre obligation d’émettre, en septembre 2027 pour une TPE ou une PME.

Que vérifier avant septembre 2027 ?

Trois tests, sur vos propres documents.

Émettez un acompte, puis la facture de solde qui le déduit : le lien apparaît-il dans le fichier structuré, en plus du PDF ?

Émettez un avoir sur une facture existante : référence-t-il la facture d’origine dans le champ prévu ?

Regardez la numérotation : chaque série est-elle continue et sans doublon ? Le code général des impôts admet plusieurs séries quand l’activité le justifie, par exemple une pour les avoirs, à condition que chacune reste chronologique et continue (article 242 nonies A de l’annexe II). Un numéro déjà utilisé chez le même émetteur, lui, est rejeté.

Ce que ces contrôles rejettent et pourquoi est détaillé dans facture rejetée ou refusée.

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